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Francis POULENC Sonate pour cor, trompette et trombone 1 – ALLEGRO MODERATO 2 – ANDANTE 3 – RONDEAU
Henri DUTILLEUX 4 - Choral, cadence et fugato pour trombone et piano
Marc DELMAS 5 - Ballade féerique pour cor et piano
Pierick HOUDY Divertissement pour Trompette, cor et piano 6 – LENTO 7 – ALLEGRO
André CHPELITCH Suite Hétéroclite pour trompette et piano World Premiere Recording 8 – LANCINANT 9 – EN S’AMUSANT 10 – A CAPELLA 11 – CON FUOCO
Pierre GABAYE Récréation pour trompette, cor, trombone et piano 12 – ALLEGRETTO 13 – LARGO 14 - PRESTO
Frédéric Mellardi, trompette, trumpet Francis Orval, cor, french horn Guillaume Cottet-Dumoulin, trombone Miklos Schön, piano |
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Francis POULENC (1899-1963) Montrant des dispositions précoces et encouragé par sa mère musicienne, Poulenc va poursuivre des études de piano sérieuse avec Ricardo Vines qui le présente à Satie, Casella et Auric. Comme les autres compositeurs du groupe des six (Milhaud, Auric, Honegger, Durey et Tailleferre), Poulenc rejette le goût ambiant pour le romantisme et l’impressionnisme, et se prononce en faveur du style populaire et plein d’esprit du music-hall, adoptant Satie et Cocteau comme maîtres esthétiques et spirituels. Il admire beaucoup la poésie (Apollinaire, Jacob, Eluard). Les compositions de Poulenc reflètent une réelle bonne humeur et un sens de l’invention spontanée, témoignant toujours d’une grande indépendance d’esprit. Ecrite en 1922, la Sonate pour cor, trompette et trombone, alors que Poulenc étudiait le contrepoint avec Koechlin, annonce déjà l’atmosphère des Biches (1923). L’œuvre s’ouvre par un thème très gracieux du style « folksong » à la trompette, puis se poursuit par un passage lent aux accents plaintifs. L’andante « très lent », tout empreint de simplicité, précède un « rondeau » final animé, léger et rythmé.
Marc DELMAS (1885–1931) Elève au CNSM de Paris de Leroux et Vidal, Delmas remporte le Grand Prix de Rome en 1919. Sa musique montre une robustesse ainsi qu’un sens du pittoresque et du drame peu communs. Il s’est vivement intéressé au mouvement « choral » et a fait partie du Conseil Supérieur de la Musique Populaire. Il a principalement composé des musiques de scène mais également apporté sa contribution au répertoire de musique de chambre.
Henri DUTILLEUX (1916-) C’est en 1933 que Dutilleux entre au CNSM de Paris, où il étudie avec Maurice Emmanuel et Henri Büsser. Il obtient le Grand Prix de Rome de composition en 1938. Directeur du service des illustrations musicales de la Radiodiffusion Française (1945-1963), il est en contact avec des musiciens de toutes les tendances, ce qui contribue énormément à enrichir sa propre expérience de compositeur. Morceau de concours pour le conservatoire de Paris de 1950, Choral, cadence et fugato, est dédié au professeur de trombone de l’époque, André Lafosse. On y retrouve un « choral », comme dans la Sonate pour piano de 1946-48, ainsi que l’écriture en imitation (« fugato ») déjà exploitée dans les œuvres de la même époque. La « cadence » centrale a pour fonction de mettre en valeur la virtuosité du tromboniste, dans un moment relativement court et dramatisé par les trémolos graves du piano. Le « choral » fait fortement penser à celui de la Sonate pour piano qui lui est contemporaine, d’autant plus que la mélodie de choral suscite des imitations entre le piano et le trombone comme dans une des variations de l’œuvre de 1948. L’allure baroque du motif du « fugato » doit représenter un véritable défi pour le tromboniste. Quant à la technique d’écriture, elle est très rigoureuse. Il est tentant d’y voir les prémices du concept de métabole, concept central dans la création à venir du compositeur. La dernière phase du « fugato » réduit le motif à l’extrême. Il ne reste que l’élan initial, sous forme d’accords qui soutiennent un trombone véloce. Tout cela se fait dans un esprit de marche imperturbable aboutissant au triomphe final, accord de mi majeur pour le moins inattendu.
Pierick HOUDY (1928-) Elève de Duruflé, Milhaud et Messiaen au CNSM de Paris, il obtient le Grand Prix de Rome en 1953. Directeur du Conservatoire de Tours (1955-60), professeur à la Schola Cantorum (1963-64) et à la maîtrise de Radio France (1966-69), il a également enseigné la composition à l’Université de Laval (Québec) en 1970 et 1971 puis au conservatoire de Québec. Il s’est aussi distingué comme chef d’orchestre et organiste. Il est l’auteur de nombreuses œuvres de musique de chambre.
André CHPELITCH (1962-) Trompettiste, il obtient un 1er Prix du CNSM de Paris très jeune et est reçu trompette solo à l’Orchestre de Paris à l’age de 18 ans. C’est vers l’age de 35 ans qu’il ressent le besoin de composer. Il écrit plusieurs fanfares de trompettes pour les fêtes de la ville de Reims, puis viendront des pièces avec cor, puis la Suite hétéroclite, dédiée à Frédéric Mellardi, crée à Bordeaux en 2005. Son écriture tantôt mystérieuse, et souvent rythmique est toujours très inventive.
Pierre GABAYE (1930-) Compositeur d’œuvres variées allant de la valse musette au poème symphonique, en passant par des œuvres lyriques, des pièces instrumentales et des pages éducatives, Gabaye ne veut se rattacher à aucune école, ni courant, mais est toujours resté fidèle au style classique et tonal. En 1956, il obtint un Second Grand Prix de Rome. Il ommençe alors une longue carrière de musicien, couronnée de succès. Son activité de compositeur se situe principalement dans les années cinquante et soixante. |
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